Jeannine R. Implantée le 27 octobre 2007
C’est sans vraiment savoir que je me suis lancée dans cette aventure. L’implant pendant des années ne m’avait pas intéressé, mais lors du dernier congrès du Bucodes, j’avais suivi une conférence très intéressante sur ce sujet. J’y ai aussi rencontré une jeune femme qui malheureusement vivait un échec et qui non seulement n’entendait pas mais souffrait des douleurs terribles (il y a peu elle s’est fait désimplanter).
Sur proposition d’un ORL, j’ai consulté et entrepris les divers examens. Rien ne m’engageait et pendant 6 mois, de janvier à juin, je pensais que ce ne serait pas possible, que l’équipe médicale déciderait de ne pas m’implanter… On m’avait dit que l’oreille gauche que l’on présentait pour l’implant n’avait pas entendu depuis plus de 40 ans et qu’il n’y aurait peut-être pas de résultat positif. J’allais donc aux différentes consultations tranquillement, sans trop me poser de questions. Or, le test du nerf auditif ayant prouvé que celui-ci était actif, par conséquent on pouvait implanter. C’était donc à moi de décider. Je suis tombée des nues en quelque sorte !
Alors sans en avoir parlé autour de moi, sans avoir posé de questions à d’autres, sans vraiment avoir choisi le lieu, l’équipe, j’ai dit oui… Lors de la consultation pré-opératoire avec le chirurgien, mes seules questions : comment faire les réglages sur le chemin de Compostelle ! Puis la date de l’opération fut décidée après avoir fait ce que j’avais envie de faire avant de … mourir ! Au cas où ! Et je suis partie en session biblique un mois à Jérusalem : le rêve de ma vie !
Implantée le 27 octobre 2007, l’activation a eu lieu un mois plus tard. J’y suis allée accompagnée d’une amie. Allais-je entendre enfin « les voies du Seigneur » ? C’est ainsi que j’avais annoncé la démarche à mes proches ! A défaut d’entendre les voies du Seigneur, j’entendis des bip, bip, bip : ceux que l’on imagine dans l’espace intersidéral ! Me voilà donc la tête et les oreilles dans les étoiles, avec des rêves plein le cœur : j’entends !
C’est merveilleux d’entendre via une oreille qui ne fonctionnait plus, les sons que l’on découvre ressemblent à des bip, on les décrypte un à un, il y en a 22 ; puis lorsqu’on les écoute tous ensemble, cela ressemblait pour moi à une gamme. Oui, j’ai bien entendu cela dès la première activation.
Pour Noël, je pouvais converser uniquement avec l’implant ! Ma fille en face de moi, mais sa voix venait de loin, loin. On peut imaginer lorsque au fond d’un tunnel, on aperçoit une lueur poindre, on est content on va vers la lumière, tout s’éclaircit peu à peu. Cela en est ainsi pour le bruit, les paroles, la musique ; tout devient plus clair et compréhensible peu à peu. Les premiers bruits à reconnaître, ou à réapprendre, parce que différents : le trousseau de clefs, les sacs plastiques (très bruyants), les oiseaux dans la rue… la sonnerie du téléphone (je m’amusais à faire sonner mon téléphone via mon portable). C’est tellement bien que j’oubliais que je n’entendais pas encore suffisamment par l’implant les conversations au téléphone ! Car tellement agréable à porter, le matin je mets l’implant et rien d’autre.
Les séances en orthophonie trois fois, puis deux et maintenant une fois par semaine, les réglages à Beaujon, tout cela occupe. Heureusement d’une orthophoniste à l’autre les questions trouvaient des réponses ainsi que l’apprentissage de la manipulation de la partie externe (programmation et antenne, sensibilité et volume). Je peux dire que 2008 est une année entre parenthèses. Tout a tourné autour de l’implant avec ses découvertes, les lassitudes, les déceptions, les joies premières furent oubliées… Il y a une période où l’on stagne, on a l’impression que l’on ne progresse plus. J’ai été très heureuse le jour où j’ai pu brancher directement sur l’implant un MP3 et me promener dans la rue en me rééduquant en écoutant Charles Trenet, comme n’importe quel entendant. Il faut beaucoup de stimulation pour faire travailler les neurones et cela ne correspond pas tout à fait à ma vie dans le calme et le silence. Une heure de musique en paroles avant de m’endormir, que ce soit Jacques Brel ou Charles Trenet, s’endormir en fredonnant La Valse à mille temps, ce n’est pas le Salve Regina ; et au réveil psalmodier les Laudes avec en arrière-fond ces refrains : ça déboussole vraiment ! La rééducation a beaucoup progressé quand j’ai compris qu’il fallait que je fasse écouter à mes neurones les chants d’avant ma surdité… et là j’ai dansé le twist. Le hic fut que mes rêves de jeunesse, mes premières amours m’ont fait une petite visite et je me suis posée cette question : Qu’as-tu fait de ta vie ? Cela a entraîné une petite période dépressive, au même moment je revivais l’échec opératoire d’avril 1968 et l’effondrement de mes rêves, la blessure silencieuse de jadis renaissait avec l’implant. Aujourd’hui toutes les pages sont tournées, mais le passé est rarement effacé, il resurgit (dixit mon prof d’hébreu !).
Je porte l’implant et l’aide auditive, même si tout n’est pas toujours clair via l’implant, j’entends bien mieux avec les deux. Mais quand je fais répéter je tends l’oreille droite, je n’arrive pas à m’habituer à tendre l’oreille gauche ! Et je le répète : l’implant m’est maintenant indispensable pour bien entendre même si, à lui seul, actuellement la compréhension est imparfaite. Voici un exemple : lors d’une conférence je suivais très bien, malheureusement les piles de l’implant s’avèrent usées. Je dois les changer. Pendant le changement, je n’entendais que via l’aide auditive, mais tout était lointain sans réelle compréhension ; l’implant rebranché j’entends clairement ! A la maison la TV est plus agréable à écouter avec la boucle magnétique : l’implant offre plus de possibilités dans l’espace via la boucle et je peux aller dans la cuisine et entendre (c’est même un bon exercice car l’aide auditive ne suit pas). J’entends si bien avec les deux (implant et aide auditive) que j’utilise beaucoup moins dans la vie courante mon système HF, uniquement lorsque je vais à mes cours d’hébreu, le professeur porte le micro. Là aussi je viens de me rendre compte que j’ai besoin des deux oreilles : je révisais un cours d’hébreu uniquement avec l’oreille droite via le MP3, mais je peinais, trouvais difficile ; j’ai alors actionné le HF de l’implant et j’ai terminé agréablement la révision de mon cours !
Ce que je trouve de bien avec l’implant, c’est le matin : il est beaucoup plus agréable de le porter, plus facile et plus rapide à mettre que l’embout dans son oreille. Les informations sonores que l’on reçoit sont supérieures à celles des aides auditives. Il n’y a pas d’effet Larsen et dans la journée les acouphènes sont oubliés ; hélas le soir, au retrait de l’implant, ils sont toujours là.
Les contraintes de l’implant : l’assurance et les piles, le coût des accessoires…
Quand je me couche, sans implant et sans aide auditive : JE RESTE SOURDE, eh oui… sauf miracle, on peut toujours espérer…
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Evelyne C. HOUILLES. Implantée le 06/05/2008.
Mes problèmes auditifs ont commencé en 1999. Mon ORL m'a proposé un appareillage à gauche. Je l'ai mal vécu. Plus les années passaient moins j’entendais. En 2003 il a été diagnostiqué la maladie de ménière (vertiges, nausées et surtout les acouphènes).
En 2007, j'ai eu 2 appareils auditifs. Mais mon ORL vu la perte de plus en plus importante, surtout à gauche, m'a proposé d'aller à Beaujon. J'ai rencontré Mr BOUCCARA en janvier 2008 qui m’a montré un implant cochléaire, puis en mars2008, j’ai rencontré des personnes de votre association. De ce jour j'avais envie de le faire.
Après l'intervention les acouphènes m’ont fait perdre les graves. J’ai été hospitalisée juste avant l'activation fin mai. Le moral était au plus bas. Quand l'activation a eu lieu, j'ai commencé à apprécier de pouvoir redécouvrir des sons et bruits que je ne connaissais plus. Maintenant, je ne peux plus m'en passer. Je remercie de tout cœur l'équipe du professeur STERCKERS de m’avoir aidé surtout lors des moments difficiles.
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Dominique R. Poissy. 51 ans. Comptable. Implantée en 2007
C'est à l'âge de 35 ans que j'ai constaté que je commençais à vraiment perdre de l'audition.
Diagnostique de l'ORL : problème de l'oreille interne. Il m'a donc envoyé vers un audio prothésiste qui, voyant que j'avais énormément de mal à me faire à l'idée de porter des contours, ne m'a appareillé que l'oreille droite.
Mais rapidement, comme mon audition continuait à se détériorer, il s'est avéré nécessaire d'appareiller les 2 oreilles. Je n'y étais pas prête du tout.
Un second audio prothésiste m'a convaincue d'essayer des intras, plus petits, moins voyants et donc plus facilement acceptables pour moi.
J'ai tout de suite constaté un mieux, mais au bout de 6 mois, il fallait faire réglages sur réglages et cela ne m'apportait plus grand chose.
J'ai fini par me faire une raison et par prendre 2 contours :
« 2 supers appareils qui devaient m'apporter une meilleure audition et que l'on pourrait toujours adapter à mes besoins….. ».
Gros chèque, petite amélioration, et en moins de 6 mois, le même problème :
Des réglages incessants qui donnent toujours plus d'amplification mais n'améliorent nullement la compréhension.
Cela commençait à me poser de sérieux problèmes dans mon travail qui comprenait une part de secrétariat téléphonique. J'avais de plus en plus de mal à prendre les RDV sans faire d'erreur sur les noms des clients, les adresses, les numéros de téléphones etc..
Dans les réunions de famille, il ne m'était plus possible de suivre normalement une conversation et comme la plus part du temps, je répondais un peu au hasard, on m'adressait de moins en moins la parole. Je me sentais vraiment isolée et je me renfermais de plus en plus sur moi-même.
A la télévision, je ne pouvais plus regarder que les programmes sous-titrés.
Et puis en décembre 2006, le dernier audio prothésiste qui s'est occupé de faire les réglages de mes appareils m'a conseillé de consulter à l'hôpital Beaujon auprès de l'équipe du professeur STERKERS.
J'ai donc pris RDV avec le docteur BOUCCARA qui, après examens, m'a expliqué que l'implant cochléaire pouvait m'apporter ce qui me manquait : la compréhension.
De retour chez moi, j'ai pu sur Internet, me renseigner sur l'implant cochléaire et lire de nombreux témoignages de personnes implantées. Tous les récits étaient vraiment positifs. Quelque soit le temps d'adaptation, tous parlaient de résultats probants.
Lors de mon second rendez vous à Beaujon, j'ai rencontré Mr LEFAYE, le trésorier de l'association, et d'autres personnes porteuses d'implants qui toutes m'ont dit clairement : « N'hésitez pas !»
J'ai également eu un contact téléphonique avec une personne implantée et je fus vraiment stupéfaite de constater que pas une seule fois pendant notre conversation, elle ne m'ait fait répéter un seul mot. Quelle différence avec moi !
Implantée du côté droit le 10 avril 2007, l'implant a été mis en service le 30 avril. Grosse appréhension et là ….miracle, j'ai compris tout de suite ce que l'on me disait.
Le 2 mai à la télévision, c'était le grand débat du 2éme tour. Plus besoin de sous-titres, j'ai pu suivre l'intégralité de l'émission sans aucun effort.
Je me suis émerveillée chaque jour de tous les bruits et de toutes les voix que je pouvais entendre à nouveau. Le chant des oiseaux, c'est ce qui revenait toujours dans tous les témoignages, le bruit des feuilles sous les pas, tout ça est venu très vite. Et de jour en jour de mieux en mieux.
Aujourd'hui, je peux discuter avec plusieurs personnes en même temps, à mon travail le téléphone n'est plus un problème (j'utilise un téléphone à boucle), je me sers aussi assez facilement de mon téléphone portable.
C'est maintenant à mon tour de dire : « N'hésitez pas, allez consulter »
Merci à toute l'équipe du professeur STERKERS, au docteur BOUCCARA qui m'a suivie, et à toutes les personnes qui m'ont conseillée l'implant cochléaire. C'est vraiment une réussite.
P.S. Je viens de faire le bilan des "un an" avec Mme Ambert-Dahan, l'ortophoniste de l'Hôpital Beaujon. Elle situe mon audition à un peu plus de 90%.
J'ai pris la décision de me faire implanter du côté gauche. L'opération est prévue pour le 1er juillet 2008.
Donc, à bientôt, pour un nouveau témoignage !
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M. L. Implanté en 1997 et 2007
CONTE DE NOEL
Il y a de cela bien longtemps, pratiquement une cinquantaine d'années, j'ai réalisé que je devenait sourd. A cette époque, c'était une « cata », comme on dit maintenant. Heureusement, l'une des 2 oreilles, la droite, remplissait encore son rôle, mal, mais utile quand même.
Petit à petit, comme l'oiseau fait son nid, l'audition s'envolait et sur les conseils de ma future épouse, j'ai consulté de nombreuses fois et j'ai dû me résoudre à porter une prothèse classique. Puis, avec le temps, j'ai appris la lecture labiale et je réussissais à m'en sortir pas trop mal.
Mais voilà, le vilain mal qui me rongeait est venu à bout de mon audition.
J'ai à nouveau consulté, très bien épaulé par mon épouse, et finalement après quelques temps, je suis arrivé à l'hôpital Beaujon devant le Docteur BOUCCARA.
Je le revois encore m'annoncer qu'une implantation était possible et lui demandant le coût pour faire un emprunt. Il m'a répondu que tout était pris en charge (pas besoin de traducteur pour comprendre).
L'opération se déroula comme prévu quelques temps plus tard. J'en ai encore souvenir, tant les 3 ou 4 jours suivants furent difficiles, à cause de la douleur. Après ma sortie, les personnes de mon entourage étaient très impressionnées par le bandage qui entourait ma tête. L'activation, à cette époque se réalisait chez Monsieur BIZAGUET.
Quel soulagement d'entendre les sons de chaque électrode. Bien sûr, le bandeau que je portais à la manière d'un sportif, ne facilitait pas la discrétion, car à cette époque, les baladeurs MP3 ne fleurissaient pas sur les oreilles comme maintenant. Il fallait en prendre son parti et supporter de nombreux regards interrogateurs.
La rééducation se déroula bien calmement, chez une orthophoniste inexpérimentée mais efficace, et sous la houlette de mon épouse, sans aucun répit, mais avec efficacité.
Le résultat était bon, voir très bon et tout cela a changé ma vie. Je pouvais communiquer et discuter parfaitement.
Puis, sans doute la retraite et je ne sais quoi, ont fait que je me trouvais moins performant.
Les implantations bi-latérales se réalisaient et l'idée a fait son chemin :
POURQUOI PAS MOI ?
Nouvelle consultation avec le Docteur BOUCCARA. Malgré des tests pas trop probants, la seconde implantation fut décidée.
Beaucoup d'appréhension, pour rien je le dis, car l'implantation actuelle ne ressemble en aucune sorte avec celle réalisée il y a plus de 10 ans. Aucune douleur et un rétablissement beaucoup plus rapide.
Il me restait à attendre l'activation (vous pensez, 50 ans sans entendre !), et puis miracle, toutes les électrodes résonnent et fonctionnent parfaitement. Bien sûr, le son n'est pas parfait, il y a beaucoup de résonances, MAIS CA MARCHE.
Après quelques séances d'orthophonie, les progrès sont rapides, la complémentarité avec le premier implant est presque parfaite. J'en arrive à percevoir et entendre des sons ou même des paroles lointaines avec le second implant que je n'entends pas avec le premier.
Actuellement je poursuis les séances d'orthophonie et ma satisfaction est très grande.
Je voudrais remercier toute l'équipe de Beaujon pour ses conseils, mais surtout mon épouse qui m'a toujours soutenu et encouragé dans les prises de décisions importantes à prendre pour les implantations.
Voila, ce que j'ai nommé « conte de Noël », mais qui en réalité n'est qu'une histoire banale qu'une grande majorité de sourds peuvent vivre et en être les acteurs principaux.
Bonne écoute et puisse mon exemple donner des idées à d'autres.
J. L. Rouen. 49 ans. Implantée le 25 septembre 2002
Très satisfaite de mon implant .Je reprends goût à la vie, entendre ma fille est un grand bonheur, le chant des oiseaux etc.¦cela vaut tout l'or du monde. C'est un miracle. Je cherche du travail. Je peux à nouveau me déplacer sans appréhension.
Je remercie les personnes qui m'ont aidées ainsi que l'équipe du service ORL de l'hôpital Beaujon. J'aimerais correspondre avec des personnes implantées en Seine-Maritime ou devant l'être, les accompagner dans ce chemin qui fait peur mais qui n'est pas si insurmontable que cela, c'est une résurrection, une renaissance à la vie.
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J. H. Villers- Cotterêts. 76 ans. Retraitée agricole. Implantée en juillet 2002
Enfin je revis… cela peut paraître paradoxal. Mais il est vrai que la surdité totale nous rappelle la mort par l’isolement dans lequel elle nous place. Après 20 ans de surdité légère bien supportée est devenue brusquement profonde, j’ai connu 3 ans de silence difficile. La pose de l’implant a changé mon univers. J’entends depuis 5 ans tous les bruits même si certains sont déformés (téléphone, radio, télé, musique ) mais je peux suivre sans problème une conversation dans une ambiance calme. De même entendre les bruits de la nature, le vent dans les arbres ,les oiseaux et autres animaux, les blés qui chantent en ondulant dans les champs, les cloches du clocher. Mais la plus chère à mon cœur est de pouvoir me rendre utile à nouveau, aider les petits enfants dans leur travail scolaire, participer à des réunions. Pour tout cela, bravo mon implant cochléaire. Et bon courage à tous ceux qui recevront un implant et connaîtront eux aussi un renouveau, une renaissance et je partage leur bonheur.
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C F Brûlon. 44ans. Ouvrière d’usine. Implantée le 20 février 2002
Je suis très satisfaite de l’implant, je n’ai pas eu beaucoup de difficultés pour comprendre. Je me suis adaptée rapidement. Maintenant je regarde la télévision, j’écoute de la musique. La conversation avec 4 ou 5 personnes ne me pose pas de problème. Pour le travail c’est un peu plus difficile du fait du bruit ambiant. J’encourage toutes les personnes sourdes à se faire implanter.
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D. Paron. 63 ans. Ingénieur retraité. Implanté le 08 fevrier 2002 (OD)
Avant implant : surdité complète OG Surdité profonde OD (ampli Phoniak) Satisfaction : Compréhension quasi normale en milieu urbain et familiale . Compréhension plus difficile en zone bruyante (Phonaik en complément ) Téléphone pas de difficulté pour l’appel, la réponse nécessite un réglage, voix uniforme Support labiale important . De l’avis de l’ORL, de l’orthophoniste ainsi que de mon entourage c’est une réussite . Equipé ainsi j’aurais pu poursuivre mes activités plus longtemps.
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D. G. St Lye. 61 ans. Retraitée. Implantée le 14septembre 2000
Très satisfaite de son implant lui procurant beaucoup de joie.
S. M. Clermont-Fd. 69 ans. Implanté en septembre 99
Né 1/2 sourd, je suis allé à l’Institut des jeunes sourds-muets à Clermont-Fd puis à Paris. Appareillé, à l’âge de 11 ans, à l’oreille droite, j’ai appris la lecture labiale. Scolarisé à l’école primaire, à 14 ans, j’ai eu mon certificat d’études primaires. Puis j’ai terminé mes études au collège d’enseignement technique, à Paris, en obtenant mon CAP de dessin industriel, à l’âge de 20 ans. Depuis septembre 1999, je suis devenu un implanté cochléaire à l’oreille gauche. Je regrette d’avoir été si longtemps, dans l’ignorance de l’existence des Implants Cochléaires. Je ne regrette pas ma décision d’avoir
« affronté le scalpel du professeur Sterkers ». L’implantation cochléaire m’a ouvert l’audition, sans l’aide de mon contour d’oreille droite.
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N de B. Chaumont sur Tharonne. 79 ans. Mère au foyer. Implantée en mai 1999
Se sentir moins exclu de tant de choses, profiter d’une qualité de vie beaucoup plus riche. Participer à des conversations de 4 à 5 personnes…qui ne chuchotent pas et pouvoir rire « spontanément » avec les autres. Téléphoner avec un amplificateur, Entendre les bruits de la vie (tintement des pendules, sonneries, le bruit du vent, le chant des oiseaux, des grillons, les pleurs et rires des enfants…. )
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M-N. N. 65 ans. Implantée le 25 /02 /99
L’opération s’est très bien passée, et je n’ai ressenti aucun désagrément pendant mon séjour à l’hôpital qui a duré 7 jours. Le 1er avril 1999, mon implant a été activé. Dès que l’orthophoniste a terminé le réglage, j’ai entendu et compris la plupart des mots et phrases qu’elle prononçait. C’était quasiment magique… Petit à petit, et après plusieurs réglages, je suis arrivée à entendre le chant des oiseaux, les bruits quotidiens, je peux téléphoner, et la conversation à deux ou trois est tout à fait compréhensible. Dans l’ensemble, même si je n’ai pas récupéré une audition parfaite, je ne me sens plus coupée du monde et ne pense plus à ma surdité en permanence. Mon appareil fonctionne bien, est d’un entretien facile. Il est important de ne pas le mouiller, penser à emporter parapluie ou chapeau au cas où... Je peux partir seule en voyage et me suis même équipée d’un portable qui me rend service.
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V.S. 36 ans. Implantée en février 99
Je suis née entendante, j’ai parlé de très bonne heure jusqu’à l’âge de 5 ans où je suis devenue malentendante à la suite d'une maladie infantile : la rougeole. J’ai suivi ma scolarité en milieu entendant jusqu’à la 5ème. 2 ans dans une école privée professionnelle, ce qui m’a permis de rester dans un « un bain de langage » ajouté à celui de la vie familiale et de son soutien. J’ai passé 3 ans dans un institut de jeunes sourds pour obtenir le diplôme d’Employée administrative et bureautique ainsi que mon permis de conduire. Depuis le mois de février 1999, je suis devenue une implantée cochléaire. Avec mon implant cochléaire, je découvre tous les jours que la vie est géniale, d’entendre tous les bruits que je n’ai jamais entendus avec mes prothèses auditives (les gazouillis des oiseaux, les différentes voix des gens et des animaux, la pluie, l’eau qui coule, les clignotants de ma voiture, la musique, la télévision, etc…) Tous les bruits que j’entends sont passionnants. Je regrette d’être restée trop longtemps dans l’ignorance de l’implant cochléaire. Je remercie le professeur STERCKERS et son équipe de m’avoir mis un implant cochléaire qui m’a donné une nouvelle oreille dont je me satisfais.
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L. M. Vernouillet. 61 ans. Implanté en avril 1997
à l’époque Directeur financier. Maintenant retraité.
De part ma profession, j’étais en contact quasi permanent avec la clientèle et le personnel. Mon handicap devenait de plus en plus insupportable, c’est pourquoi j’ai franchi le cap et avoue que le résultat a de beaucoup dépassé mes espérances, bien sûr avec beaucoup de travail de rééducation, mais quelle satisfaction et bonheur après quelques jours de pouvoir à nouveau réentendre le chant des oiseaux, le bruit du vent dans les feuilles et mille autres bruits complètement oubliés, puis au fil des mois ne pratiquement plus perdre les mots dans les conversations. Tout n’est pas parfait, loin s’en faut, mais c’est si agréable de pouvoir à nouveau entendre la télé ou la radio.J. S. 77ans. Implantée en janvier 97
Née mal voyante, j’ai été éduquée avec la lecture braille. J’entendais normalement jusqu’à l’âge de 57 ans.
A la suite d’une otospongiose, mon audition a considérablement baissé. J’ai été opérée en janvier 1997 et aujourd’hui je progresse toujours. Cela m’encourage à pousser plus loin. Je ne désespère pas de pouvoir mieux comprendre au téléphone et de pouvoir mieux entendre la musique. L’implant c’est merveilleux, c’est formidable pour moi.
Merci au professeur Sterkers et à cette Association qui me permet de parler à d’autres implantés.
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S. F. 69 ans. Implantée en septembre 1995
Sourde depuis 35 ans, je suis implantée depuis septembre 1995, vous pouvez imaginer le bonheur que j’ai ressenti de réentendre les oiseaux quand je me promène, d’entendre ma voix et de ne plus avoir peur du téléphone, j’écoute la musique. Je dis merci à toute l’équipe du Professeur Sterkers, de m’avoir permis de réentendre ces petits bruits qui font mon bonheur.
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J. S. Vincennes. 79 ans. Retraitée. Implantée en janvier 1997
Satisfaction procurée par l’implant après 6 ans d’utilisation. Je constate une meilleure compréhension. Bonne participation, appréciation de la musique, chant des oiseaux.
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J. H. 68 ans. Implantée en 1995
Enfin je revis…
Le titre peut paraître paradoxal. Mais il est vrai que la surdité nous rappelle la mort par l’isolement dans lequel elle nous place. Après 20 ans de surdité légère bien supportée et devenue brusquement profonde, j’ai connu 3 ans de silence difficile. Puis l’implant cochléaire et les séances d’orthophonie ont changé mon univers. J’entends tous les bruits même si certains sont déformés (téléphone, radio, télé, musique) mais je peux suivre sans problème une conversation dans une ambiance calme. Pour tout cela, bravo mon implant cochléaire ! Bravo et merci à tous ceux qui m’ont soignée avec dévouement que je n’oublie pas. Qu’ils soient assurés de ma reconnaissance. Et bon courage à tous ceux qui recevront un implant et connaîtrons eux aussi un renouveau, une renaissance et je partage leur bonheur.
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B. CH. Villeneuve la Guyard. 68 ans. Retraité. Implanté le 06 mars 1989
Satisfaction procurée par l’implant. Bonne écoute.